Histoire

Fondée en 1883, la Municipalité de Nominingue est aujourd’hui reconnue pour ses multiples attraits récréotouristiques qui en font une destination de choix au cœur des Hautes-Laurentides. Nominingue, c’est aussi les gens qui l’habitent. Par leur dynamisme et leur attachement au territoire, nos citoyens ont contribué au fil des ans, à l’essor du village et à sa transformation comme Municipalité. Nominingue est devenue également un des fleurons de la villégiature au Québec. Nichée au cœur d’un vaste territoire parsemé de nombreux lacs, montagnes et rivières, Nominingue offre un milieu de vie des plus accueillants et ouverts sur le monde.  En toutes saisons, une panoplie d’activités sont accessibles aux résidents permanents, aux villégiateurs et aux visiteurs.  Les passionnés de sports de plein air, de grands espaces naturels, des arts et de la culture, y trouveront ainsi leur compte parmi les activités quatre saisons à leur portée. D’autre part, les occasions de rencontres au sein de notre communauté sont nombreuses, et la richesse de ces échanges favorise la qualité de vie qu’on y retrouve.Je vous souhaite la plus cordiale des bienvenues à Nominingue, « Le pays où l’on revient », que ce soit pour vous y établir, y passer les week-ends ou y faire un court séjour. Pour plus d’information, consultez les diverses rubriques de notre nouveau site Internet.
Georges Décarie

Statistiques

Population (année 2015) :  2 025

Superficie : 308.34 km2

Nombre de lacs : 100

Nombre de kilomètres de chemin : 171

Bureau d’accueil touristique de Nominingue (statistiques annuelles prises en période estivale) :

 2014 2013   2012 2011 2010 2009 2008 2007 2006 2005
2803 3084 3402  3579 4039 3604 3850 3050 3863 3508

Logotype

Au fil du temps, le logo de Nominingue a évolué afin de se démarquer et de refléter la culture, le développement, l’environnement et l’histoire de la municipalité.

Description du dessin

  1. Au premier coup d’œil, on y aperçoit un voilier qui vous convie à pratiquer ce sport sous toutes ses formes.
  2. Son mât en forme de bâton de golf en dit long sur ce magnifique site.
  3. La voile avant est ornée d’un soleil qui vous invite à contempler ses superbes levers et couchers.
  4. Le haut de cette même voile avec le mât forme une note de musique rendant hommage à ses activités culturelles.
  5. À droite, à l’horizon, deux montagnes revendiquent les splendides Laurentides venant ainsi renforcer la perspective.
  6. Au bas, le reflet de l’eau, au premier plan, symbolise son lac prestigieux et ses nombreux plans d’eau pour ainsi exprimer à toute sa population Unité et Appartenance.
  7. Son ciel, délimité par les nuages, forme ainsi le grand N de Nominingue.

Concepteur et auteur
Florent Comptois, artiste peintre

Le logo officiel a été créé et certifié par l’Office de la propriété intellectuelle du Canada, le 16 juillet 1997, dans le Journal des marques de commerce.

nominingue - logoLogo de Nominingue depuis 2000

nominingue - logo 125 e anniversaireLogo de Nominingue pour souligner son 125e Anniversaire (1883-2008)

nominingue - logo avant 2000Logo de Nominingue utilisé avant 2000

Nominingue

Histoire de Nominingue…

… lieu de passage des Amérindiens vers leurs lieux de chasse et pêche. Algonquins, Iroquois et autres sillonnaient, alors, les rivières tributaires de l’Outaouais : La Nord, La Rouge, La Petite-Nation, La Lièvre et La Gatineau. Ils avaient l’habitude de nommer les endroits familiers de leur parcours.  Nominingue est-il de langue iroquoise ou algonquine? Qui pourrait le dire? Selon monsieur B.A. de Montigny, Nominingue voudrait dire, en iroquois : « Peinture rouge ». Pour l’algonquin « Onamani Sakaigan » se traduirait par : « Lac Vermillon » faisant référence à une terre rouge avec laquelle l’un et l’autre se tatouaient. Mais d’après P. Lemoine philologue, Nominingue est un mot algonquin voulant dire : « Le pays où l’on revient » … pourquoi pas?

Un paradis naturel…

… qui émerveille le Roi du Nord, Antoine Labelle, et le fait rêver à un centre culturel, touristique, unique!

« Ce qui singularise la fondation de Nominingue, c’est qu’avant même la venue d’un seul colon, il exista un authentique Nominingue, sur papier celui-là, bien pensé, bien mûri, au point qu’il peut avoir l’air d’un beau rêve… inachevé »  Y est placé déjà en 1881, un collège classique dont la charte révèle presque une université en germe; la place du village est aussi dessinée avec ses rues, son entourage forestier, ses rangs et ses lacs sur un véritable cadastre.

Une oeuvre d’hommes et de femmes…

Le 30 mars 1883, de Montréal, le Père Marcel Martineau s.j., âgé de 36 ans, son vieux père Narcisse, ses frères Vital et Charles arrivent à Nominingue accompagnés de la femme de Charles et de leur petite fille Julia âgée de 2 ans.  Le 27 avril viennent les rejoindre l’épouse de Narcisse Martineau, accompagnée de sa belle-fille Herminie, l’épouse de Vital, et de ses petites-filles, Maria (10 ans), Rose de Lima (6 ans) et Bernadette (4 ans). Les terres se partagent, s’offrent au labeur, à la constance, à l’amour de gens désireux de bâtir un nouveau pays; des noms jaillissent de la mémoire collective :

  1. Lalande, Jetté (1883);
  2. Constantineau, Paiement Démanche,  Boyer, Morand, Laberge (1884);
  3. Loiselle, Lefebvre, Nantel (1885);
  4. Viau, Chalifoux (1887);
  5. Poirier (1888);
  6. Charbonneau (1889);
  7. Forget, Quevillon, Rodier (1893);
  8. Labelle (1895);
  9. Côté, Gagnon, Dusseault (1896);
  10. Lapointe, Levac (1897);
  11. Forget, Beaulieu (1899);
  12. Chartrand, Lacaille (1900);
  13. Croisetière, Gauthier (1901).

On vient même du beau pays de France : du château de Liettres, Pas-de-Calais, un jeune gentilhomme, le baron d’Halewyn, tente l’aventure, désireux de pratiquer la traite des fourrures. Invités par Monseigneur Labelle, lors d’un voyage en France, viennent à Nominingue : Augustin Varenne (1887), Louis Cornut (1888), Jean-Baptiste Brun (1889), Hypolite Multeau (1898) et Paul Ragot (1904).

Une vie jour après jour…

… on est fermier, marchand, industriel; déjà en 1884, les Jésuites se voient propriétaires d’une installation polyvalente, à la fois moulin à scie et à farine. Quatre grosses meules, conservées jusqu’à nos jours en font foi. C’est le premier moulin de Nominingue. Il est situé sur la rivière St-Ignace tout près du Lac St-Joseph qui fournit, avec le Lac Ste-Marie, l’eau nécessaire à sa mise en marche. Puis ce furent les moulins Potvin, Godard, Patenaude, Edwards, Lacaille, etc…

Le travail ne manque pas : la terre à cultiver, le chantier en hiver et la scierie l’été. Sans oublier les touristes qui ont besoin de guides pour la chasse et la pêche.

On est aussi enseignant, enseignante. Comme tout bon jésuite, le père Martineau se préoccupe de donner à la jeunesse de Nominingue une solide instruction. Suite à plusieurs démarches les religieuses de Ste-Croix acceptent de venir en mission dans le Nord. Elles s’installent en 1887, deviennent titulaires de l’école du village. Elles ajoutent, par la suite à leur mandat, une École de Pédagogie, transformée en École Ménagère lors de la fondation de l’École Normale à Mont-Laurier. Plus tard, reconstruite, elle se nommera Institut Familial. N’oublions pas les petites écoles de rang qui se multiplient selon les besoins, tenues grâce au dévouement d’institutrices laïques.

Mais qu’est devenue la promesse d’un collège classique? La lenteur de sa réalisation est une des causes du départ des Jésuites en 1891. La même année, les Chanoines Réguliers de l’Immaculée Conception (cric) partent de France et viennent prendre la relève. Le supérieur, le Père Chalumeau ouvre le Collège de Nominingue avec une première classe en 1910. Le nombre d’élèves s’accroît… on songe à agrandir. Qu’est alors devenu ce beau rêve? En 1913, le diocèse de Mont-Laurier est formé. Il est bien logique que le premier Évêque, Mgr. Brunet, songe, dès son arrivée à faire de ce Collège son Séminaire. L’incendie du nouveau pavillon des classes; les Pères de la Communauté des Chanoines Réguliers, étant presque tous Français, rappelés sous les drapeaux en 1914, le Collège est alors confié au clergé séculier… et part pour Mont-Laurier. Ce collège a fait partie de la période de. . .

…grandeur de Nominingue…

Ce temps où le village possédait son imprimerie et son journal « L’Ami du Colon » qui deviendra « Le Pionnier ». Un jeune typographe de 19 ans, Adolphe Ardouin y travaille. Des sessions de la Cour de Circuit du district d’Ottawa se tiennent régulièrement à l’Hôtel de Ville. Une première Caisse populaire voit le jour en 1908; elle est la huitième fondée par Alphonse Desjardins lui-même; elle ne pourra survivre mais renaîtra en 1939. Un petit hôpital doublé d’un orphelinat est tenu par les Chanoinesses des Cinq Plaies de 1896 à 1914. Nominingue est lieu de résidence de nombreux médecins, avocats, juges et autres professionnels. On rivalise de créativité: Monsieur Eugène Patenaude a son chemin de fer privé, le Trans Nominingue Railway.

Dominant le Grand Nominingue, perché sur un léger promontoire s’élève « Le Château Lacaille ». Le propriétaire, Monsieur Sem Lacaille, l’offre à Sir Wilfrid Laurier.

Le village est terminus du chemin de fer. Le tourisme est en pleine expansion.

Nominingue comprend alors trois municipalités : le Village, le Canton Loranger et Bellerive-sur-le-Lac. Le 3 novembre 1971, un arrêté du conseil transposait dans la réalité leur fusion en une seule entité qui devient la Municipalité de Lac-Nominingue.

Nominingue aujourd’hui…

L’histoire s’y vit encore avec l’intensité que lui donnent ceux et celles qui aiment ce coin de terre. Le tourisme en fait un lieu de loisirs où le sport et la nature restent à l’honneur; des artistes fidèles depuis plusieurs générations, de nouveaux arrivants talentueux en font un lieu inspiré de culture; ses lacs, ses forêts, ses splendides paysages en font un endroit de retraite des plus appréciés.

Nominingue demain…

sera ce que nous en ferons. Conservons-lui sa beauté, son accueil, sa spiritualité. Son histoire est tissée d’espoirs réalisés et déçus, de gestes d’hommes et de femmes qui l’aimaient et qui ont transmis cet amour à leur descendance. De sa vocation de prestige reste une communauté où il fait bon vivre, dans un décor qui restera beau si nous le voulons bien.

Le présent est bon, l’avenir reste à faire, tous les espoirs sont permis.

Renée O. Rodier